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du pied, la plupart d' entre eux se sont raccourcis, se sont effacés, et même 
ont fini par disparoître. Ainsi, dans les pachidermes, les uns ont aux pieds 
cinq doigts enveloppés de corne, et, par conséquent, leur sabot est divisé en 
cinq parties ; d' autres n' en ont que quatre, et d' autres encore en ont 
seulement trois. Mais dans les ruminans, qui paroissent être les plus anciens 
des mammifères qui se soient bornés à ne se soutenir que sur la terre, il n' 
y a plus que deux doigts aux pieds, et même il ne s' en trouve qu' un seul dans 
les solipèdes (le cheval, l' âne).
 

Cependant, parmi ces animaux herbivores, et particulièrement parmi les 
ruminans, il s' en trouve qui, par les circonstances des pays déserts qu' ils 
habitent, sont sans cesse exposés à être la proie des animaux carnassiers, et 
ne peuvent trouver de salut que dans des fuites précipitées. La nécessité 
les a donc forcés de s' exercer à des courses rapides ; et de l' habitude qu' 
ils en ont prise, leur corps est devenu plus svelte et leurs jambes beaucoup 
plus fines : on en voit des exemples dans les antilopes, les gazelles, etc. D' 
autres dangers, dans nos climats, exposant continuellement les cerfs, les 
chevreuils, les daims, à périr par les chasses que l' homme fait à ces 
animaux, les a réduits à la même nécessité, les a contraints à des 
habitudes semblables, et 
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Auteur et directeur de publication : Pietro CORSI, pietro.corsi@history.ox.ac.uk
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