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Première Loi.

Dans tout animal qui n' a point dépassé le terme de ses développemens, l' 
emploi plus fréquent et soutenu d' un organe quelconque, fortifie peu à peu 
cet organe, le développe, l' agrandit, et lui donne une puissance 
proportionnée à la durée de cet emploi ; tandis que le défaut constant d' 
usage de tel organe, l' affoiblit insensiblement, le détériore, diminue 
progressivement ses facultés, et finit par le faire disparoître.
 

Deuxième Loi.

Tout ce que la nature a fait acquérir ou perdre aux individus par l' influence 
des circonstances où leur race se trouve depuis long-temps exposée, et, par 
conséquent, par l' influence de l' emploi prédominant de tel organe, ou par 
celle d' un défaut constant d' usage de telle partie ; elle le conserve par la 
génération aux nouveaux individus qui en proviennent, pourvu que les 
changemens acquis soient communs aux deux sexes, ou à ceux qui ont produit ces 
nouveaux individus.
 

Ce sont là deux vérités constantes qui ne peuvent être méconnues que de 
ceux qui n' ont jamais observé ni suivi la nature dans ses opérations, ou que 
de ceux qui se sont laissés entraîner à l' erreur que je vais combattre.
 

Les naturalistes ayant remarqué que les formes des parties des animaux, 
comparées aux usages de ces parties, sont toujours parfaitement en 
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Auteur et directeur de publication : Pietro CORSI, pietro.corsi@history.ox.ac.uk
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